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Analyse du Cours de l'Or 18 Carats - 14 au 20 Septembre 2026

Cours de l’or : une semaine du 14 au 20 septembre 2026 marquée par un rebond malgré la hausse des taux

Une once d’or qui retrouve de l’élan

La semaine du 14 au 20 septembre 2026 aura été particulièrement mouvementée pour le marché de l’or. Après avoir fortement reculé en début de semaine sous l’effet de la remontée du pétrole, des inquiétudes inflationnistes et des anticipations de hausse des taux américains, le métal jaune a finalement inversé la tendance.

Lundi 14 septembre, l'or est tombé jusqu'à environ 4 313 dollars l'once, son plus bas niveau depuis plus d'un mois. Vendredi 18 septembre, il terminait la séance autour de 4 390 dollars, après avoir gagné environ 1,2 % sur la seule journée.

Entre le point bas observé lundi et la clôture de vendredi, l'or a donc repris environ 78 dollars par once, soit près de +1,8 %.

La performance hebdomadaire est plus modérée, mais elle reste significative : l'or a enregistré sa première progression hebdomadaire en quatre semaines, malgré un environnement monétaire particulièrement défavorable au métal précieux.

Cette résistance est d'autant plus intéressante que la Réserve fédérale américaine a décidé mercredi 16 septembre de relever ses taux de 25 points de base, portant son taux directeur dans une fourchette de 3,75 % à 4 %.

Pourquoi l'or a-t-il finalement rebondi ?

Plusieurs facteurs se sont opposés au cours de la semaine.

En début de semaine, les conditions étaient clairement défavorables à l'or. La publication d'une inflation américaine plus forte qu'attendu, combinée à une forte remontée du pétrole, avait renforcé les anticipations de resserrement monétaire.

L'indice des prix à la consommation américain avait notamment progressé de 0,4 % en août, contre 0,1 % en juillet. Dans le même temps, le pétrole Brent était remonté au-dessus de 100 dollars le baril dans un contexte de nouvelles tensions au Moyen-Orient.

Le raisonnement des investisseurs était alors assez simple : pétrole plus cher signifie risque d'inflation plus important, ce qui peut conduire les banques centrales à maintenir des taux élevés plus longtemps.

Or, l'or ne verse aucun intérêt. Lorsque les taux et les rendements obligataires augmentent, son coût d'opportunité augmente également.

Cette combinaison a donc provoqué une importante correction en début de semaine.

Mais le scénario a progressivement changé.

La Fed relève ses taux, mais l'or résiste

Le mercredi 16 septembre, la Réserve fédérale américaine a finalement relevé son principal taux directeur de 0,25 point, pour la première fois depuis 2023.

La décision était largement anticipée par les marchés. La Fed a toutefois adopté un ton particulièrement ferme face à une inflation qui reste supérieure à son objectif de 2 %. Les projections des responsables monétaires américains indiquaient par ailleurs que 16 membres sur 18 envisageaient au moins une nouvelle hausse avant la fin de l'année.

Dans un premier temps, cette annonce a provoqué une hausse du dollar et des rendements obligataires, ce qui a pesé sur l'or.

Mais le phénomène intéressant est survenu dans les jours suivants.

Les investisseurs avaient déjà largement intégré le scénario d'une hausse des taux. Une partie des positions vendeuses constituées avant la réunion de la Fed a donc commencé à être débouclée lorsque le marché a constaté que la baisse de l'or restait limitée.

Autrement dit, une partie de la pression vendeuse avait déjà été intégrée dans les cours.

Cette situation explique en partie pourquoi l'or a réussi à rebondir alors même que la Fed venait de durcir sa politique monétaire.

Le pétrole joue finalement en faveur de l'or

Après avoir fortement progressé en début de semaine, le Brent a commencé à refluer. Les craintes concernant une interruption majeure de l'approvisionnement saoudien se sont notamment atténuées, permettant aux investisseurs de réduire leurs anticipations d'une nouvelle flambée inflationniste.

Ce mouvement est important pour comprendre la réaction de l'or.

Un pétrole durablement supérieur à 100 dollars augmente le risque d'une inflation persistante et oblige potentiellement les banques centrales à maintenir des taux élevés.

À l'inverse, une détente du pétrole réduit cette pression.

Le recul des prix de l'énergie a donc permis aux investisseurs de considérer que les anticipations de nouvelles hausses de taux étaient peut-être déjà excessives.

Le résultat a été un débouclage des positions vendeuses sur l'or, contribuant au rebond du métal jaune en fin de semaine.

Le contexte géopolitique reste particulièrement tendu

Derrière les mouvements du pétrole et des taux se trouve également un facteur géopolitique majeur.

Les tensions au Moyen-Orient continuent d'alimenter une importante prime de risque sur les marchés financiers. Les affrontements et les perturbations affectant les infrastructures énergétiques de la région ont contribué à maintenir le prix du pétrole à des niveaux élevés.

Cette situation est importante pour l'or car le métal jaune conserve son statut traditionnel d'actif de diversification et de valeur refuge.

Lorsque les investisseurs sont confrontés simultanément à des risques géopolitiques, à une inflation incertaine et à une forte volatilité des marchés obligataires, l'or peut bénéficier d'une demande supplémentaire.

La semaine dernière a cependant montré que le facteur géopolitique ne suffit pas toujours à faire monter immédiatement l'or : en début de semaine, la flambée du pétrole et des anticipations de taux a temporairement pris le dessus.

C'est précisément cette opposition entre les différents facteurs qui explique la forte volatilité observée.

Le dollar reste un élément déterminant

Le comportement du dollar constitue également un élément intéressant.

Après la réunion de la Fed, le billet vert s'est fortement apprécié, atteignant son plus haut niveau depuis environ sept semaines. Habituellement, un dollar plus fort exerce une pression sur le cours de l'or, puisque le métal est coté en dollars et devient mécaniquement plus cher pour les investisseurs utilisant d'autres devises.

Pourtant, l'or a continué de progresser en fin de semaine.

Cette résistance montre que les investisseurs accordaient suffisamment d'importance aux autres facteurs — notamment la détente du pétrole, les risques géopolitiques et le débouclage des positions vendeuses — pour compenser l'effet négatif du dollar.

Les banques centrales continuent de soutenir le marché

La dynamique actuelle du marché de l'or ne repose cependant pas uniquement sur les investisseurs particuliers ou les fonds spéculatifs.

Les banques centrales continuent d'accumuler de l'or, apportant un soutien structurel à la demande.

Selon les dernières données du World Gold Council, les banques centrales ont réalisé 23 tonnes d'achats nets en juillet 2026. La Chine a acheté 20 tonnes sur le mois et la Pologne 8 tonnes. Depuis le début de l'année, les achats nets déclarés atteignaient environ 130 tonnes fin juillet.

La Chine a notamment poursuivi ses achats pour le 21e mois consécutif, avec une nouvelle augmentation de 20 tonnes en juillet. La Pologne reste également l'un des principaux acheteurs mondiaux, avec environ 90 tonnes acquises depuis le début de l'année.

Cette demande est particulièrement importante car elle correspond à une logique différente de celle des investisseurs à court terme.

Les banques centrales utilisent l'or comme composante de leurs réserves et comme instrument de diversification. Le World Gold Council souligne d'ailleurs que l'or conserve des caractéristiques recherchées par les banques centrales en matière de sécurité, de liquidité et de diversification des réserves.

Et pour l'or 18 carats ?

Pour les particuliers qui possèdent des bijoux en or, l'évolution du cours international se répercute directement sur la valeur du métal contenu dans ces bijoux.

Vendredi 18 septembre, le fixing PM de Londres s'établissait à 4 348,15 dollars l'once, soit environ 3 793,33 euros l'once et 121,96 euros par gramme d'or pur.

L'or 18 carats étant composé à 75 % d'or pur, la valeur théorique du métal contenu dans un gramme d'or 18 carats ressort donc à environ :

121,96 € × 75 % = 91,47 € par gramme.

Cela constitue une référence intéressante pour comprendre l'évolution du marché, mais il faut bien distinguer cette valeur théorique du prix réellement payé pour un bijou.

Pour donner un ordre de grandeur au marché français :

  • 78 à 83 €/g : niveau pouvant correspondre à un rachat à la casse ou à un professionnel recherchant une marge importante ;

  • 91 à 92 €/g : valeur théorique du métal contenu dans l'or 18 carats au cours de marché ;

  • 100 à 105 €/g : niveau pouvant constituer une opportunité intéressante pour un bijou d'occasion vendu entre particuliers ;

  • 110 à 120 €/g : niveau pouvant se justifier chez un professionnel, notamment avec contrôle, garantie et service associé ;

  • 120 €/g et plus : prix pouvant être cohérent pour certaines pièces bénéficiant d'une valeur joaillière, d'une marque, d'une rareté ou d'une forte demande.

Ces niveaux restent naturellement indicatifs.

Le prix d'un bijou ne dépend pas uniquement de son poids en or. La marque, le modèle, l'état, la qualité de fabrication, la rareté ou encore la demande pour une pièce particulière peuvent représenter une valeur supplémentaire par rapport à la simple valeur de fonte.

Que retenir pour les prochains jours ?

La semaine du 14 au 20 septembre 2026 aura finalement démontré la résistance du marché de l'or face à un environnement pourtant peu favorable.

Après être tombé autour de 4 313 dollars l'once lundi, le métal jaune a terminé la semaine autour de 4 390 dollars, enregistrant sa première progression hebdomadaire en quatre semaines.

Le principal enseignement est peut-être ailleurs : l'or a progressé malgré la hausse des taux américains et malgré un dollar particulièrement solide.

Cette résistance témoigne de l'importance des autres facteurs qui soutiennent actuellement le marché : les tensions géopolitiques, la demande des banques centrales, les incertitudes sur l'inflation et les inquiétudes concernant l'évolution future de la politique monétaire.

Pour les prochains jours, trois indicateurs seront particulièrement importants :

  • l'évolution du dollar américain ;

  • les rendements des obligations américaines ;

  • le prix du pétrole et son impact sur les anticipations d'inflation.

Les marchés surveilleront également de près les prochaines déclarations des membres de la Réserve fédérale. Après la hausse de septembre, les investisseurs évaluent désormais la possibilité d'un nouveau relèvement des taux dès octobre, avec une probabilité qui était estimée autour de 55 % vendredi.

Après plusieurs semaines de volatilité, le marché de l'or reste donc partagé entre deux forces : d'un côté, la politique monétaire américaine qui cherche à contenir l'inflation ; de l'autre, les risques géopolitiques et économiques qui renforcent l'intérêt pour le métal précieux.

C'est cette opposition qui devrait continuer à alimenter les fluctuations du cours de l'or dans les prochaines semaines.

Chez HARRISSON, nous suivons quotidiennement l'évolution du cours de l'or afin d'adapter nos prix de bijoux en or 18 carats d'occasion au marché.

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